De retour dans le château de son enfance, Perdican, jeune docteur, revoit sa cousine Camille fraîchement sortie du couvent. Les deux personnages envisagent de se marier, mais hélas ils manquent leurs retrouvailles : alors que Camille, élevée dans la méfiance des hommes par les s½urs du couvent, rêve un amour absolu, Perdican fait mine de tourner en dérision cet idéal. Ayant eu vent d'une lettre de Camille où celle-ci écrit à une amie qu'elle a plongé son cousin dans le désespoir, le jeune homme se tourne par provocation vers Rosette, une jeune paysanne naïve, qu'il va séduire. Le jeu de dupes entre Camille et Perdican, chacun avançant masqué, semble se résoudre dans une scène où les amants s'avouent leur flamme, épiés par Rosette. Tenu d'avouer qu'il n'a séduit Rosette que par artifice, Perdican se rend au devoir que lui impose Camille : épouser Rosette. Après avoir accepté, afin de se racheter aux yeux de sa cousine, il cherche à rompre l'ultimatum et se déclare pour Camille. Trop tard : désespérée d'entendre la vérité, Rosette, qui n'a rien perdu de la conversation, se tue, détruisant toute possibilité d'harmonie.
Les Enfants de la liberté est le titre du septième roman de Marc Levy paru le 4 mai 2007. L'auteur y raconte l'histoire de son père et de son oncle, juifs-résistants, membres de la brigade Marcel Langer, des MOI toulousains. 'Ce 21 mars 1943,j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan,j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. A ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas encore ce qui va leur arriver.' Jeannot, Tu leur diras de raconter notre histoire dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappe à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeanne, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.
Le destin exceptionnel d'une petite fille prénommée Plectrude née sous les auspices les plus dramatiques et au parcours semé d'obstacles. Plectrude est orpheline de père et de mère (la mère ayant tué le père puis s'étant suicidée), recueillie par sa tante qui l'élève dans la vénération la plus absolue. Il faut dire que Plectrude est douée de tous les dons (beauté, charisme, singularité, talent inouï de danseuse) même si à l'école elle passe d'abord pour une simplette avant qu'on s'écrie au génie. Retirée de l'école par sa mère adoptive elle intègre l'école de danse où les élèves vivent le martyre : discipline de fer, régime sec qui les maintient maigres, anorexiques, dévitaminées. Elle sortira de cet enfer brisée pour se voir rejeter par sa mère qui lui révèle alors le secret de sa naissance. Dès lors Plectrude, sûre de son destin funeste, tel ¼dipe, rêve de l'accomplir sans attendre. Le portrait d'une enfant atypique et solitaire, surdouée et incomprise qui traverse les épreuves avec la grâce d'une princesse de conte de fées et l'obstination, la certitude et la douleur d'une adolescente d'aujourd'hui. Un roman où l'humour et la gravité jouent à part égales pour décrire les drames et l'absurdité de tout apprentissage quand ils s'abattent sur un enfant hors normes. Une restitution inspirée du monde de l'enfance, (surtout de la fillette entre 10 et 12 ans, entre enfance et adolescence), qui ne veut pas grandir mais sait ce pour quoi elle est faite.
Le Journal d'Anne Frank est un livre composé d'extraits d'un journal tenu par Anne Frank, une jeune Juive allemande exilée aux Pays-Bas, lorsqu'elle se cacha pendant deux ans avec sa famille au cours de l'occupation des Pays-Bas par l'Allemagne nazie. Le journal s'achève quelques jours avant l'arrestation de la famille Frank, en 1944. Anne Frank mourut de typhus dans le camp de concentration de Bergen-Belsen. Son journal fut récupéré par Miep Gies dans l'Annexe, après l'arrestation des Franck. Plus tard, Miep Gies donna le journal d'Anne Franck à son père, Otto Frank, seul survivant de la famille, qui le publia par la suite.C'est d'abord pour elle seule qu'Anne Franck entreprend l'écriture de son journal le 12 juin 1942. Mais au printemps 1944, le gouvernement néerlandais décide de rassembler, dès la fin de la guerre, tout écrit relatant les souffrances du peuple occupé. Du haut de ses treize ans, Anne Franck s'adresse alors à la postérité. Au fil d'un récit alerte et chaleureux, elle décrit à sa "chère Kitty" imaginaire sa pénible vie clandestine. Car Anne et les siens vivent cachés dans "l'annexe" des bureaux paternels. L'occasion pour la jeune fille d'observer et de consigner dans son précieux cahier les comportements de chacun, d'analyser avec une maturité étonnante les tensions psychologiques dont vibre le quotidien. Elle y confie aussi sa peur, ses rêves et ses ambitions, ainsi que ses premières amours et ses réflexions sur la religion. Ce Journal demeure l'un des témoignages les plus émouvants sur la Seconde Guerre mondiale. La mort d'Anne Franck en déportation nous laisse au coeur une plaie vive : le souvenir, rendu plus présent et plus insupportable encore, par cette lecture, du génocide des Juifs.